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| 02.02.2009
- Roche modifie son offre sur Genentech pour forcer la décision |
Lassé d'avoir attendu six mois le consentement de Genentech, le groupe pharmaceutique suisse offre 86,5 dollars par action pour la deuxième entreprise mondiale de biotechnologies, en s'adressant directement à ses actionnaires.Roche prend goût aux OPA hostiles. Après avoir emporté il y a un an les diagnostics de l'américain Ventana pour 3,4 milliards de dollars, le laboratoire pharmaceutique suisse a modifié vendredi la teneur de son offre sur Genentech. Le 21 juillet, le groupe helvétique avait mis 43,7 milliards de dollars (33,4 milliards d'euros) sur la table pour détenir les 44,1 % de la deuxième entreprise mondiale de biotechnologies qu'il ne possède pas encore. A l'époque, la proposition était amicale, mais elle a été rejetée le 13 août par Genentech au motif que les 89 dollars offerts par action sous-évaluaient l'entreprise. Les mois passant, le groupe helvétique a perdu patience et a dévoilé en fin de semaine dernière une offre, non pas améliorée comme dans le cas de Ventana, mais... minorée et « non négociée ». Roche offre désormais 86,5 dollars par action du spécialiste américain des médicaments anticancéreux. Un prix qui valorise tout de même Genentech plus de 6 % au-dessus de son cours de clôture de vendredi. En outre, Roche ne négocie plus avec le comité spécial du conseil d'administration du groupe californien, mais s'adresse directement à ses actionnaires.
Des produits phares lucratifs En termes de financement, tout semble possible depuis que l'américain Pfizer a offert il y a une semaine de racheter son compatriote Wyeth pour 68 milliards de dollars. D'autant que Roche n'est pas endetté et génère plus de 10 milliards d'euros de trésorerie par an. En fait, Roche applique la même médecine d'urgence que Pfizer, et ne veut pas risquer de voir les pépites de Genentech lui échapper. Le géant suisse de la pharmacie, qui a pris le contrôle de l'entreprise californienne en 1990, est devenu grâce à elle le numéro un mondial des traitements contre le cancer. Genentech représente environ 40 % des revenus de son activité pharmaceutique, grâce à des produits phares comme l'Avastin (2,7 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2008), le Rituxan (2,6 milliards) ou l'Herceptin (1,4 milliard), qui comptent parmi les plus lucratifs du marché. En 2008, le groupe de South San Francisco a vu ses ventes progresser de 12 %, à 10,5 milliards de dollars. « Nous sommes déçus que les discussions des six derniers mois entre Roche et le comité spécial de Genentech n'aient pas abouti à un accord négocié. Le temps est venu de laisser les actionnaires de Genentech décider directement s'ils veulent accepter notre offre », a expliqué Franz Humer, le président du groupe helvétique. La nouvelle offre sera ouverte dans une quinzaine de jours. Elle témoigne de la détermination de Roche de la voir aboutir, en dépit de la crise économique et du durcissement des conditions de crédit. « Nous estimons que l'annonce de l'offre de Roche à 86,5 dollars par action prouve son engagement et sa sensibilité au prix », estiment les analystes de Morgan Stanley.
L'annonce de Roche a été bien perçue par le marché. « Roche a raison de forcer la main aux minoritaires de Genentech. Même si le marché a baissé depuis juillet, il est probable qu'ils relèveront leur offre. Mais comme dans le cas de Ventana, nous sommes partis pour six mois de bataille », pronostique Delphine Le Louët, analyste chez Lombard Odier Darier Hentsch.
De son côté, le comité spécial du conseil d'administration de Genentech a indiqué vendredi qu'il se prononcerait dans les dix jours sur l'offre d'achat, en précisant qu'il continuait à la juger sous-évaluée. Dans l'intervalle, les actionnaires de Genentech sont priés de « ne pas réagir ». |
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| 29.01.2009
- Novartis est confiant pour les mois à venir |
Novartis a agréablement surpris mercredi en présentant ses résultats. Alors que Daniel Vasella, le patron du géant suisse de la pharmacie, estimait il y a un an que la croissance du chiffre d'affaires ne dépasserait pas 5 % en 2008, les ventes ont finalement progressé de 9 %, à 41,4 milliards de dollars.
Quant au bénéfice net, il ressort en hausse de 25 %, à 8,1 milliards. Une performance si on le compare à la stagnation des profits de l'américain Pfizer, le numéro un mondial du secteur. L'augmentation du résultat opérationnel atteint même 32 %, à 8,9 milliards.
La croissance des ventes reste tirée par la division pharmacie, en hausse de 10 %, grâce aux médicaments lancés récemment. L'Aclasta contre l'ostéoporose, le Lucentis contre la cécité liée à l'âge, ou encore le patch Exelon contre la maladie d'Alzheimer, ont rapporté 2,9 milliards, et permettent de compenser la perte de brevets de leurs médicaments phares. L'antihypertenseur vedette du groupe bâlois, le Diovan, perdra ainsi la protection de son brevet en 2011 en Europe, et en 2012 aux Etats-Unis. Il a contribué l'an dernier à hauteur de 5,7 milliards au chiffre d'affaires.
La division génériques déçoit
Novartis cherche donc à regarnir son portefeuille et mise en particulier sur l'oncologie. « L'Afinitor, contre le cancer avancé du rein, a le potentiel d'un blockbuster (médicament réalisant plus de 1 milliard de dollars de chiffre d'affaires, NDLR) », anticipe Joerg Reinhardt, le directeur des opérations. Ce produit, qui devrait être autorisé par la FDA américaine au premier trimestre, pourrait aussi traiter d'autres types de cancers comme les cancers du sein.
Novartis compte également deux médicaments prometteurs en phase III, un broncho-dilatateur et un nouveau traitement de la sclérose en plaques. Le groupe parie aussi sur les vaccins, dont les ventes ont augmenté de 21 % l'an dernier, à 1,7 milliard, grâce aux livraisons au gouvernement américain de doses contre le virus de la grippe aviaire. Le groupe attend également beaucoup du Menveo, contre la méningite, malgré quelques retards.
Mais la plus grosse déception est venue de Sandoz, sa division de médicaments génériques. La progression des ventes a été limitée à 5 %, à 7,5 milliards, en 2008 (- 8 % au quatrième trimestre). Novartis a été confronté à des retards de lancements et a dû rappeler certains produits non conformes. Globalement, alors que Daniel Vasella avait évoqué un « quatrième trimestre très positif », les résultats des trois derniers mois de l'année n'ont pas convaincu. Novartis a gagné 1,5 milliard de dollars, là ou les analystes pariaient sur près de 1,8 milliard, et ses ventes n'ont augmenté que de 1 %.
Pour 2009, Daniel Vasella table sur « une nouvelle année de chiffre d'affaires et de résultat net record », en précisant que de nouvelles réductions de coûts importantes sont attendues. L'an dernier, 1,1 milliard d'économies ont été réalisées, plus que les 670 millions prévus. De nouvelles suppressions d'emplois ne sont pas exclues. |
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| 28.01.2009
- Avec Wyeth, Pfizer cherche à croître dans les biothérapies et les vaccins |
Après la reprise de Wyeth, les analystes tablent sur une nouvelle vague de fusions. Schering-Plough et Bristol-Myers Squibb sont considérés comme les prochaines cibles.
Dividende réduit de moitié, licenciements massifs, et action en baisse de 10 % le jour de l'annonce du « deal » : la fusion Pfizer-Wyeth a été accueillie sans débordement à Wall Street. D'abord parce qu'elle va se solder par 19.500 suppressions de postes (sur 130.000 salariés), le jour même où Caterpillar, Home Depot et Sprint Nextel ont eux aussi annoncé des plans de réduction d'effectifs massifs. Mais aussi parce que les analystes restent sceptiques sur la fusion de deux groupes pharmaceutiques dont le nombre de produits en développement est limité. Malgré le sentiment général que l'opération de 68 milliards de dollars est surtout une manoeuvre défensive, le patron de Pfizer, Jeffrey B. Kindler, mise sur l'acquisition de Wyeth pour devenir un des principaux leaders mondiaux dans les biothérapies et les vaccins.
« Nous sommes devenus très attrayants pour un groupe tel que Pfizer, parce que vous ne pouvez pas être numéro un mondial sans être présent dans les biotechnologies », a indiqué le patron de Wyeth, Bernard Poussot, ex-joueur de basket-ball, qui est appelé à quitter son poste à l'issue de la fusion, avec un « parachute doré » estimé à 18,3 millions de dollars, selon le « New York Times ».
Pertes de brevet du Zyrtec
« A moyen terme, des géants de la taille de Pfizer-Wyeth seront très peu flexibles et davantage à risque. Leur capacité d'innovation ne sera pas renforcée et ils continueront à être considérablement fragilisés en ayant insuffisamment investi dans des technologies de rupture », prévoit Claude Allary, associé chez Bionest, qui évoque également la casse sociale. L'opération doit permettre d'économiser 4 milliards de dollars par an, mais au prix notamment d'une réduction de 15 % des effectifs, et de la fermeture de 5 usines sur 46.
L'annonce de la fusion a occulté les résultats de Pfizer, dont la publication a été avancée de deux jours. Sur le quatrième trimestre 2008, le résultat net est en chute libre de 90 %, à 266 millions de dollars, en raison d'une charge de 2,3 milliards de dollars liée au règlement du contentieux sur l'anti-inflammatoire Bextra. Quant au chiffre d'affaires, en recul de 4 %, à 12,3 milliards, il a pâti des pertes de brevet de l'antiallergique Zyrtec et de l'anticancéreux Campostar aux Etats-Unis, et de l'antihypertenseur Norvasc en Corée et au Japon. Sur l'ensemble de l'exercice écoulé, le chiffre d'affaires a stagné tout comme les profits, à 8,1 milliards de dollars. |
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| 26.01.2009
- GLAXOSMITHKLINE |
| Le laboratoire pharmaceutique britannique a annoncé vendredi l'achat d'un portefeuille de médicaments du belge UCB dans les pays émergents. Cette acquisition de 515 millions d'euros vise des marchés en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie-Pacifique et en Amérique latine. |
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| 23.01.2009
- L'innovation thérapeutique en panne en France |
Le bilan 2008 des avancées thérapeutiques en France ne porte pas à l'optimisme. Déjà passés de 58 en 2006 à 51 en 2007, les nouveaux produits ou nouvelles indications mis à la disposition des patients sont tombés à 31 l'an dernier, selon les chiffres présentés hier par le Leem, le syndicat des laboratoires présents dans l'Hexagone.
Soit leur plus bas niveau depuis 2001 ! Et encore, dans les deux tiers des cas, ces innovations se limitent à des améliorations mineures. L'an dernier, seules deux nouveautés ont apporté des progrès thérapeutiques majeurs : le Mabthera de Roche contre un type de lymphome, et le Tasigna de Novartis contre une forme de leucémie.
Christian Lajoux, le président du Leem, attribue certes la responsabilité de cette tendance à une plus grande sévérité des autorités réglementaires, en particulier en France. Mais ces chiffres reflètent aussi la panne d'innovation des grands laboratoires mondiaux.
Les principaux axes d'innovation l'an dernier ? Tout d'abord la lutte contre le cancer, première cause de mortalité en France, qui a fait l'objet de 12 avancées. Les progrès ont surtout porté sur le traitement des cancers du sang. Outre le Tasigna, l'Atriance de GlaxoSmithKline contre la leucémie aiguë a représenté une amélioration importante du service médical rendu selon la Haute Autorité de santé. Tout comme le Thalidomide du laboratoire Pharmion contre le myélome multiple. Toutefois, en cancérologie, l'innovation doit être considérée avec prudence. « Les médicaments chronicisent le cancer, ils ne le guérissent pas », explique le Dr Jean-Pierre Armand, de l'Institut Claudius Régaud à Toulouse. |
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